Comprendre la culpabilite pour s’autoriser à reussir
ichele Freud nous raconte comment la Sophrologie peux nous aider à comprendre la culpabilité afin de s’autoriser à réussir
Pourtant, un indicible sentiment d’angoisse l’étreint comme si elle assimilait cette réussite à l’idée d’une faute en ne s’autorisant pas à dépasser ce frère qui lui, à échoué à trois reprises au même concours.
Sophrologie et La culpabilité ? Nous connaissons tous l’effet pervers de ce poison insidieux capable de nous gâcher nos meilleurs moments de plaisir.
Si cette perception consciente se révèle pesante, celle, inconsciente, est encore plus pernicieuse. Elle est d’autant plus dommageable qu’elle est responsable du sabotage de notre succès, de l’inaptitude à connaître le bonheur au sein d’une relation intime et de l’incapacité à jouir de la vie, bref, elle est de nature à briser nos voux les plus chers.
Nombreux sont ceux qui, au moment d’une promotion sociale, d’un rendez-vous professionnel important, d’un examen à passer, commettent cet « acte manqué » à travers l’oubli, la maladie ou le trou noir lors de la rédaction d’une copie d’examen.
Il y a ceux qui finissent par réussir mais se sentent éternellement coupables ou redevables, sentiment trahissant leur fidélité aux parents, à leur catégorie sociale. Cette culpabilité se développe d’autant plus qu’elle trouve un écho dans l’impression de n’être jamais à sa place, constamment en décalage entre la position originaire et la position acquise. Ainsi, pour cette raison, la trajectoire de certains individus en promotion est quelquefois marquée par l’échec, une manière de dire tout haut « je ne me sens pas le droit de réussir ».
Eugène Pottier
Partagés entre la fierté et le manque de confiance, la fascination de la réussite et l’angoisse d’une rechute, le désir de progresser et la culpabilité de se désolidariser de leurs attaches familiales, ils n’arrivent pas à se situer.
Vincent GAULEJAC*, sociologue, analyse des cas de personnes issues de condition modeste qui, en poursuivant des études supérieures, se placent inconsciemment en situation d’échec, ne s’autorisant pas à dépasser le niveau d’études du père.
Lorsque le décalage est trop pesant, certains, honteux de leurs origines, préfèrent totalement rompre avec leur milieu familial. C’est le cas de Thomas, aujourd’hui puissant chef d’entreprise en Californie qui a rompu tous liens avec sa modeste famille française. Il y a ceux qui entretiennent un lien de dépendance trop fusionnel avec les leurs, lien qu’ils sont incapables de couper. Il leur reste la fuite, la rupture brutale ou l’ignorance pour mieux s’éloigner avec, toujours, cette culpabilité, par fidélité aux ancêtres.
Toutes nos culpabilités ne sont pas forcément névrotiques. Sans un minimum de repentir, nous serions des monstres, de dangereux psychopathes, des destructeurs, des voleurs ou des tricheurs sans remord. En revanche, une culpabilité excessive peut nous faire manquer totalement de discernement au point d’aboutir à une vie empreinte de souffrance et de pénitence, en proie à d’indicibles tourments. Les analystes remarquent combien ce style de patients résistent farouchement à tout soulagement de leurs symptômes pour s’accrocher éperdument à la douleur affective qui leur accorde un juste châtiment.
Lorsque le surmoi est trop despotique, il s’oppose en effet au plaisir et devient masochiste.
Dans les composantes de cette typologie, on retrouve communément un sentiment constant de peine, d’insatisfaction, de souffrance plus ou moins indéfinie, un impérieux besoin de se plaindre et de se montrer accablé, écrasé par la vie, un penchant à exagérer les moindres difficultés et à se tourmenter, avec, en corollaire, une impossibilité à saisir les plaisirs de l’existence.
Un comportement aussi inadapté attire la plupart du temps l’animosité de l’entourage, le sujet s’arrangeant pour se placer dans des situations les plus désagréables où il finit par se faire exclure, satisfaisant ainsi un besoin inconscient de se punir.
Sur cette toile de fond se profilent différents types psychologiques, dont celui de l’échec.
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