Langage du corps
ichele Freud nous raconte comment la Sophrologie peux nous aider à comprendre le language du corps.
Toute approche du corps suppose que l’on s’intéresse à son histoire.
Les philosophes présocratiques considèrent le monde comme un corps immense correspondant au concept de nature, à la « psysis ». Ils attribuent l’origine du monde des choses de la vie à des entités insérées dans la nature comme l’eau, le feu. Le corps représente le triomphe absolu de l’apparence : on peut imaginer un corps idéal, inséré dans un monde qui transcende la réalité.
Le corps idéal qui ne doit pas mourir : il ne serait rien d’autre qu’une aspiration que l’on retrouve ans la religion..
Le christianisme par exemple établit une différence entre un corps sans souillure du paradis terrestre, un corps que le péché n’a pas encore contaminé, le corps ressuscité, récompense des croyants qui reprennent possession de ce corps transfiguré, et enfin, le corps réel, porteur d’erreur et de mort.
Descartes lui, sépare le corps de la pensée et vient à concevoir deux substances co-existantes qui s’influencent réciproquement , bien qu’elles n’aient rien en commun. Le corps ne serait jamais « pensée. La pensée ne sera jamais « matière. »
Schoppenhauer, plus tard pense en revanche qu’il est possible d’imaginer ce corps comme porteur du désir de vie, de plaisir qui constitue une nouvelle tromperie de l’être humain.
Pour Kant, un corps perçu comme une possible entité globale est inconcevable.
La philosophie idéaliste surtout chez Hegel réinsère le corps dans la totalité d’un ensemble où le corps en tant que tel, comme matière et comme objet, n’est qu’un moment du développement de l’esprit. C’est cet esprit qui, à un moment donné, tout en se servant du corps le dépasse et l’élimine.
Dans le contexte de la philosophie contemporaine, avec l’existentialisme et la phénoménologie, le corps est perçu comme une entité ayant une histoire qui le rend unique mais en même temps incompréhensible en raison de cette singularité individuelle.
Pour les philosophes structuralistes en revanche, le corps n’est qu’un ensemble de structures répétitives excluant toute l’histoire personnelle.
A cet égard, Freud lui même pourrait être rattaché à cette vision puisque l’histoire du petit enfant, de son corps, de ses pulsions ne constitue pas vraiment une histoire individuelle, mais simplement une répétition d’une structure conflictuelle.
L’histoire d’Œdipe avec son corps condamné à être porteur de désirs incestueux est significative.
Rares sont les philosophes qui, à l’instar de Merleau Ponty cherchent à insérer le corps et certaines de ses manifestations fonctionnelles dans un contexte plus précis et plus spécifique.
Dans le domaine plus générique de la culture, citons les notions d’éternel retour, de réincarnation qui animent les conceptions orientales du monde nous offrant l’idée d’un corps transitoire, d’un corps surpassé , d’un corps comme moyen de perfectionnement.
Citons aussi les notions très actuelles se rattachant à l’hellénisme dans lequel prédominent la forme la beauté, l’harmonie où le corps devient centre de l’univers, il est une richesse, un capital, une carte d’identité.
Pour les orientaux, le centre symbolique de la personne serait le ventre, ce ventre porteur de vie chez la femme et dont l’homme conserve la nostalgie éternelle comparé à son ventre masculin stérile.
Toutes ces perspectives symboliques s’insèrent dans une idée collective de corps normal. Un corps normal qui devrait être un corps idéal à la fois dans ses dimensions, ses codes fonctionnels et psychiques.
Cependant ce corps que nous voudrions définitif ne cesse en effet d’évoluer, de se transformer .
Le corps peut être sain, répondant à des critères de santé et d’équilibre fonctionnel ou tomber malade, être porteur de souffrance*
Il est donc à la fois un concept et une notion. Il peut apparaître comme bon, source d’énergie et de vitalité ou mauvais, comme un cheval emballé qu’il nous faut sans cesse maîtriser.
Le corps peut encore être divisé en de nombreux éléments : une partie droite, une partie gauche. ; le cerveau gauche serait le siège de tendances rationalistes, mathématiques, alors que l’hémisphère doit serait plus artistique, plus irrationnel. Il serait aussi le siège de l’émotionnel.
Parlons également de notions symboliques se rattachant aux parties du corps : le haut et le bas la notion de sacré (le haut) , de honteux (le bas) ,
De corps objet de notre fierté, source de notre insécurité, corps prêt à collaborer avec l’esprit, qui tremble de l’émotion que la peur suscite, mais aussi qui contient des ressources énergétiques inépuisables.
Ce corps qui à tout moment nous rend des comptes, corps sujet, instrument de changement, mais aussi corps objet, structure malade et incarné par la médecine somatique
Dichotomie bien connue entre corps biologique et corps psychologique.
Je me suis bien sûr interrogé sur la place du corps chez S. Freud
Si le corps est en filigrane dans toute la métapsychologie freudienne, les écrits de S. Freud sur le corps sont rares ou énigmatiques comme le passage se situant dans le « moi ou le ça » :
« Le moi est avant tout un moi corporel, il n’est pas seulement une entité toute en surface, mais il est lui-même la projection d’une surface »
Le moi est en dernier ressort dérivé des sensations corporelles, principalement de celles qui naissent à la surface du corps, à côté du fait qu’il représente la superficie de l’appareil mental.
Si vous souhaitez retrouver Michele Freud en formation L’article a été lu : (314)

























