Pierre Janet entreprend à son tour,
alors qu'il est professeur au Havre, des recherches
sur l'hypnose et montre que celle-ci serait en fait
le résultat d'une conscience secondaire dissociée,
ou double conscience.
Il se fonde sur les phénomènes de
dédoublement de la personnalité et sur ce qu'on appelle
les phénomènes d'amnésie Post-hypnotique.
Il rencontre, en effet, des patients
atteints de dédoublement de la personnalité qui tantôt
présentent une personnalité, tantôt une autre, sans
jamais se souvenir de celle qu'ils viennent de quitter.
En outre, le patient hypnotisé profondément
ne se rappelle pas ce qui s'est passé pendant l'hypnose.
En émettant l'hypothèse d'une deuxième
conscience dissociée, Pierre Janet rejoint les travaux
de Freud sur l'inconscient, qui sont en train de naître
à l'époque.
Mais le discrédit engendré par les
travaux de Charcot, les difficultés à appréhender
les phénomènes hypnotiques, l'éclosion des théories
psychanalytiques et la non-directivité, font rapidement
tomber l'hypnose dans l'oubli en France, et, ce, malgré,
précisément, les travaux de Léon Chertok.
Ainsi que le dira Janet : "Les
immenses fleuves que sont la psychanalyse et la méthode
psychosomatique, ont pris leur source dans l'hypnose,
et après s'être détachés d'elle, ils y reviennent
de façon souvent détournée, mais de plus en plus accusée."
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